Tu pourras toujours t'éclater le visage sur ton intériorité. Le ressenti parfois si fort que tes mains se crispent. Où est le lien? Où réside la puissance de la douleur? Pourquoi devoir extérioriser? Que valent les mots? Tu pourras toujours chercher à être moins seul parce qu'en réalité tu l'es jamais mais tu l'es tout le temps. Question de point de vue. Comment dire je t'aime sans se compromettre? Avouer ses faiblesses, dissimuler les forces qui n'existent pas. Peut-on véritablement détruire par simple volonté et manipulation? Parfois plus rien n'existe, on se laisse balancer par ce qui nous surprend et nous bouscule en notre personne. Tu essaies de donner une partie de toi même pour abandonner le poids et la frustration d'être. Qui es-tu? Pourquoi savoir? A quoi bon se remettre en question? Tu es submergé, tu es comme atrophié, comme confiné au fond et restreint en toi-même, toi qu'on pénètre, qu'on aime sans que tu puisses prévoir, empêcher. Tu pourras toujours réagir. Quels sont les bons choix puisque rien n'est jamais entièrement sous contrôle dans le souffrir? Il arrive que tu t'échappes. Tu prends le vent, ouvres un passage vers l'avenir tel qu'il doit exister, touches le bonheur en fermant les yeux, oublies ce qui n'est plus, froles les perceptions ultimes. Peut-on s'ignorer soi-même? Après tout, l'ordre n'est qu'une transpiration du bordel réel qui nous constitue. Le désespoir nait de la lucidité, l'enfermement. Une équivalence douloureuse.